Revoir un cours, planifier ses révisions, pour les examens de Noël

Partons d’une logique simple, le temps et l’espace constituent des repères fixes.

Voici une organisation permettant de tenir compte de la maîtrise de chaque cours, des devoirs et leçons, du temps donné pour les révisions. 

  • Je me fixe des périodes d’étude plutôt qu’un nombre de pages parce que les heures demeurent incompressibles, faciles à vérifier. Si je décide deux heures d’étude et les respecte, j’ai atteint mon objectif.
  •  J’apprécie ce qui reste à étudier puis fixe à nouveau les moments de travail.
  • Prévoir une quantité de matière risque d’entraîner les problèmes de stress : je peux sans cesse être préoccupé par le temps qui passe et par ce qui reste à effectuer.

La plupart des étudiants rencontrés en période de révisions ne sont pas contents de leur progression dans les cours, se trouvant trop lents. Cependant, dès qu’ils appliquent le principe d’une durée fixée, ils se disent soulagés. Si le temps manque, c’est comme ça et ils agissent en conséquence. Fixer des temps d’étude constitue un repère clair.

Revoir un cours

Revoir un cours renvoie l’élève à la façon dont il l’a étudié, dont il le maîtrise. Ces conseils éprouvés par des centaines d’élèves allient le temps et l’espace :

– Je commence par la fin du cours et le remonte chapitre par chapitre ou je chemine du plus dur au plus facile, cela me permet d’aborder la matière la plus énergivore en premier lieu. En cas de problème, il n’est pas trop tard pour demander des explications. La fatigue se fait moins sentir en début de révisions que par la suite. Si le temps pour tout revoir me fait défaut, il vaut mieux pour moi manquer le début ou le plus simple que le plus compliqué.

– Je me renseigne, si possible, auprès d’élèves qui ont déjà eu le même professeur : comment interroge-t-il, comment cote-t-il ?

Si j’éprouve des retards importants dans un cours fort hiérarchisé, alors je le travaille du début, sous peine d’obstacles rapidement infranchissables.

– Je vérifie ma connaissance de la théorie (s’interroger sans relire avant), ensuite je m’exerce sur des exercices nouveaux si possible.

– Si j’établis un formulaire en sciences ou mathématiques, je facilite mon autoévaluation de la connaissance des formules, règles ou propriétés.

– En regard des énoncés (au brouillon), de mémoire j’écris les formules concernées par ce thème, ensuite je les applique sur des exercices nouveaux. S’il n’y a pas d’exercice nouveau, j’en crée en changeant un peu un exercice résolu ; je change légèrement certaines données.

Pour contrôler ma connaissance, m’évaluer, je peux me questionner sans avoir relu, même si j’ai l’impression d’avoir trop oublié ou si je crois que relire directement permet d’aller plus vite, appréciations dues le plus souvent au stress. Les étudiants qui le font s’en déclarent satisfaits malgré l’effort important à fournir pour changer des habitudes. Les questionnaires ou tables des matières se révèlent ici très utiles pour s’évaluer, s’ils font défaut, j’en construis.

– Pour m’assurer de ma bonne compréhension, toujours à partir des mots clés ou sujets clés repris dans le questionnaire ou la table des matières, je les commente en détail oralement puis je vérifie l’exactitude de mes dires.

Cet élève a donc prévu de travailler trois cours par jour, 3 heures le samedi et 2h et demie le dimanche. Le lundi est rempli le samedi en fonction de l’avancement.

Depuis toujours, ces examens entraînent énormément d’élèves dans l’échec, c’est une des raisons pour lesquelles les autres pays d’Europe se passent très bien de ce système d’évaluation destructeur. Les élèves qui y échouent sont en majorité victimes de cette évaluation parce qu’elle est globalement inadaptée à l’enseignement des professeurs et aux ressources d’apprentissage des élèves. En plus, la peur de rater provoque des angoisses qui empêchent de nombreux étudiants de les réussir malgré leur bon investissement. Seule la suppression des examens de Noël et de juin améliorera la vie des élèves et des enseignants en Belgique francophone et allongera le temps d’enseignement (3 semaines perdues à chaque fois) si utile aux apprenants en difficulté.

L’équipe