Septembre, constitue-t-il pour l’élève et son sentiment de compétence, un mois de plus, sans plus ?

Il y a d’abord la réussite, ensuite la motivation pour au moins 85% des apprenants. Le sentiment de compétence général se construit aussi sur la réussite effective éprouvée lors de la résolution des tâches effectuées. Je réussis, alors j’ai envie de refaire, de continuer ce que j’ai réussi. À l’origine du plaisir d’apprendre, la motivation suit bien plus souvent la réussite qu’elle ne la précède. Donc le jeune qui échoue se démotive parce qu’il échoue par exemple pour apprendre une matière. Il n’est alors pas constructif d’accuser son manque de motivation.

Si ça ne va pas, l’élève peut se réorienter, changer d’école de préférence avant fin septembre. Voir : http://www.jeminforme.be/index.php/enseignement-formations/enseignement-secondaire/changement-d-ecole-et-d-option; http://blog.siep.be/2017/04/changer-decole-mode-demploi/ .                              Il y a aussi moyen de le faire la 1ère semaine après la rentrée des vacances de Noël, sinon il faut une dérogation.

Une question logique à se poser dès ce début d’année : l’apprenant se construit sur quelles réussites, sur quels échecs, sur quelles ressources d’apprentissage ?

Début septembre n’est jamais un départ « de zéro », l’élève ne peut pas oublier ses réussites, ses échecs. Ce mois constitue pour la plupart des écoliers un mois de plus pour continuer à se construire, en s’appuyant sur ses vécus positifs, négatifs, et ses ressources d’apprentissage, notamment.

Quelques idées et conseils scolaires :

  • Un élève informé précisément sur la façon dont il sera évalué se voit avantagé intelligemment.                        
  • Élaborer un questionnaire tout en mémorisant directement les réponses, à la mode du professeur, au fur et à mesure de l’année favorise une mémorisation compréhensive d’une matière, bien sûr quand cela s’y prête. Le questionnaire obtenu sert pour s’autoévaluer (s’interroger sans avoir relu, les réponses ne sont pas dans le questionnaire. Chaque question renvoie à la page du cours où il y a la réponse. Éviter le surlignement, il empêche de lire ce qui n’est pas surligné. 
  • L’apprenant n’a prise vraiment que sur un quart des critères intervenant dans la relation didactique professeur-élève. Voir: https://centredereussitescolaire.be/2019/03/03/soyons-justes-quand-nous-accusons-un-eleve-dincompetence/

Nous vous souhaitons de passer un début d’année scolaire 2019-2020, heureux!

L’équipe