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Voici trois réflexions sur l’argent et la réussite scolaire de l’élève, en Belgique francophone.
- Doublement et inflation
Dans l’enseignement obligatoire, le nombre d’élèves qui recommence une année augmente le nombre total d’élèves, donc le montant des dépenses allouées à l’école obligatoire. On peut nommer cela « inflation ». Ce supplément d’argent ajouté ne rapporte rien, au contraire, plus d’élèves par classe, entraîne une diminution de la qualité générale de l’enseignement. Normalement, un travailleur gagne plus d’argent quand sa productivité s’accroît, ça n’est pas le cas ici, ce qui semble « normal », sinon qu’un professeur qui contribue particulièrement au redoublement contribue directement à la hausse de l’inflation, sans conséquence financière directement pour lui. Cependant, les conséquences financières pour les jeunes, leur famille, « l’état » s’avèrent quant à elles, très élevées (trente à quarante mille euros perdus, par redoublement, à court, moyen et long terme).
2. Une analogie : les points et l’argent au pays des cauchemars.
Le métier des jeunes de 5 ans à 18 ans s’avère obligatoire, et le même pour tous. Le salaire est distribué en points, parfois en lettres. Au fond, pour l’élève, les points c’est comme de l’argent à gagner, plus tu en gagnes, plus tu es mis en valeur. Le point pris comme unité monétaire devient un « plus avoir » sans âme qu’il faut acquérir à tout prix sous peine de se faire arrêter, disqualifier, humilier.
La sentence à éviter : « Tu n’as pas assez de points ! » sous-entendu, « Pauvre de toi ! »
Remarque : Réduire une jeune personne à des chiffres l’amène à s’identifier à ces chiffres. Le malheur est que ces chiffres ne la représentent pas, quelle que soit leur valeur apparente, car en soi, ils n’en ont pas, de vraie valeur.
3. Soulignons deux injustices très coûteuses et pas seulement financièrement qui découlent de l’inefficacité de notre enseignement belge francophone.
- Une injustice socioéconomique évidente, puisque faire doubler le jeune, le mettre en échec équivaut à exiger de sa famille une dépense supplémentaire importante d’argent, et d’énergie, ce qui est triste, désolant. Vous aurez compris que les parents socialement défavorisés risquent de lâcher prise plus rapidement.
- Une injustice cognitive évidente ; plus qu’avant les sciences humaines démontrent les différences importantes entre les apprenants qui grandissent, donc entre nos adolescents. Il y a une totale non-prise en compte des différences dues aux caractéristiques, aux ressources d’apprentissage liées au développement neurologique, biologique. La différence de fatigue de croissance entre une fille et un garçon s’avère importante. L’étudiante la termine en principe deux années plus tôt, cet écart sera encore plus marqué pour des ados qui poussent vite et atteignent le mètre nonante à 16 ans, par exemple ! À ceci s’ajoute le fait qu’il n’y a pas deux intelligences qui sont les mêmes, et qu’il n’y en a pas une meilleure que l’autre. Les programmes en secondaire sont construits à partir de « spécialistes » de la matière et de ce qu’ils croient être important d’apprendre, ils ne tiennent pas ou trop peu compte de la psychologie du développement, tant sur le plan affectif, que cognitif.
Notre système d’évaluation sommative et certificative génère depuis toujours cette double injustice, cognitive et sociale.
La peur de rater (peur très présente aux évaluations sommatives) amène le cerveau à réagir en produisant du cortisol, hormone qui inhibe notamment la capacité mnésique.
En voici la démonstration, ce court article à écouter ou à lire : https://centredereussitescolaire.be/2025/11/01/le-mal-detre-eleve-ou-professeur-chez-nous-ne-pourra-jamais-sameliorer-par-lapport-ou-leconomie-dargent/
Retenez bien que l’application de la pédagogie collaborative et son évaluation formative mutuelle, nous économiserait des centaines de millions d’euros en moins par an, argent que l’on pourrait convertir en plus d’enseignants, ou aidants pour les élèves, MAIS aussi pour les professeurs Cette pédagogie existe depuis des décennies (par exemple celle de Freinet)! Ce que nos écoles appellent évaluation formative n’en est pas une, puisqu’elle n’est pas mutuelle (élaborée avec le jeune), il s’agit plutôt d’une évaluation préparatoire à un contrôle coté, non valable, comme démontré dans ce court article : Démonstration qu’aucune amélioration n’est possible pour notre école si nous ne changeons pas la façon d’évaluer les élèves ! – Cerescol. Parents, étudiants, vous pouvez aider les enseignants à vous aider, vous pouvez, sans cesse, demander une pédagogie plus collaborative, marquer votre opposition aux évaluations sommatives, aux redoublements (l’un comme l’autre est démontré comme inadapté et nuisible depuis longtemps). Année après année, demandez sans arrêt ces changements, vous serez de plus en plus écoutés, vous êtes une majorité écrasante, ne l’oubliez pas ! Cliquez : Si vous êtes pour une relation collaborative harmonieuse, constructive et positive entre les usagers de l’école obligatoire, alors promouvez la pédagogie collaborative ! – Cerescol Et voici un e-livre écrit pour vous, et à partir de vos questions (dont la pédagogie collaborative), sur 40 ans de consultation,téléchargeable gratuitement, il est destiné à vous aider à comprendre et soutenir les élèves : https://centredereussitescolaire.be/2023/12/16/essai-pour-une-psychologie-et-une-pedagogie-scolaires-plus-heureuses-pour-les-eleves-soumis-a-lenseignement-obligatoire/ |
Le Centre de Réussite Scolaire par sa grande indépendance, son type de consultation pluri et transdisciplinaire, et ses 40 ans d’expérience s’avère idéalement placé pour vous informer de ce qui favorise ou défavorise la réussite scolaire, le bonheur d’apprendre des élèves des plus petits aux plus grands.
