Si vous êtes pour une relation collaborative harmonieuse, constructive et positive entre les usagers de l’école obligatoire, alors promouvez la pédagogie collaborative !

Écoutez en lisant ou pas!

La rénovation de l’approche psychologique et pédagogique de l’élève qui vous est proposée ici se base sur une pédagogie collaborative définie comme suit.

Offrir aux élèves, et aux enseignants la possibilité d’élaborer ensemble une pédagogie positive qui transforme l’évaluation sommative, les points, en évaluation formative mutuelle continue. L’évaluation négative (les points), en cas d’échec renvoie le jeune apprenant à son sentiment de culpabilité, à sa crainte d’être une personne ratée, insatisfaisante, décevante pour ses proches, et pour elle-même, un terreau idéal pour la croissance du sentiment de culpabilité ; « si c’est ce que je crois, c’est donc faux, mauvais, puisque c’est moi ». Travailler pour accumuler des points n’est pas travailler pour SOI. Il y a confusion entre avoir (des points) et être (exister heureusement en tant qu’apprenant). La didactique selon l’approche collaborative promue ici se voit individualisée, et les matières, enseignées très progressivement, au rythme de la croissance de chaque apprenant. Ce n’est que vers les 16 ans qu’une évaluation informative bilan de leurs savoirs et savoir-faire sera établie, les deux dernières années du secondaire servant à harmoniser l’ensemble des acquis de l’étudiant par rapport à un programme attendu. Pas de doublement envisagé. Il y a bien trop de différences biologiques, neurologiques entre les adolescents du même âge, déjà les filles résolvent leur fatigue de croissance deux ans avant les garçons, sans compter leurs capacités cognitives plus rapidement maîtrisées. Vers cet âge, la maturation cérébrale du lobe frontal s’élabore plus complètement. C’est bien utile pour faire les liens entre les autres lobes ; cette avancée cérébrale entraîne de nombreux avantages cognitifs : capacité améliorée pour faire de nouveaux liens entre ses aptitudes, mieux se décentrer, s’autoévaluer en général, résoudre plus facilement des tâches scolaires comme les accords grammaticaux compliqués, la règle de trois, les inéquations, les équations à deux inconnues, les équations chimiques, etc. Pour finir, un bilan est alors établi individuellement. Ainsi, étaler le temps de l’acquisition des contenus scolaires jusqu’à la ligne d’arrivée de l’enseignement obligatoire vers 18 ans respecte bien plus harmonieusement le rythme des élèves que les évaluations sommatives réparties selon la planification des professeurs (certains en font deux par semaine, d’autres une par mois, et ceci pour le même cours enseigné) ou des examens sélectifs tous les 6 mois.

Les apprenants victimes de troubles spécifiques d’apprentissage (TSA, dys) qui rendent des pans de matières trop difficiles à acquérir bénéficieraient d’un programme adapté, mais pas forcément diminué, d’autres savoirs ou savoir-faire leur sont proposés en conséquence ; une forme optimisée des aménagements raisonnables (voir le site officiel qui les définit : http://www.enseignement.be/index.php?page=27781).

Proposition de changements

  • Actuellement, notre enseignement favorise une didactique où l’élève n’a prise que sur lui-même, pas sur le professeur, ni sur le programme, ni sur l’évaluation sommative. Alors que l’enseignant peut agir sur les ¾ des 4 critères, l’élève n’a prise que sur ¼.

Les usagers de l’école n’ont pas prise sur les règles culturelles du système scolaire. Les règles culturelles varient selon qu’elles appartiennent à la famille de l’élève, à l’enseignant, à l’école, à la région où elle se situe, à l’histoire du pays, etc.


Ce schéma ci-dessous se veut une représentation simple de la réalité didactique la plus fréquente vécue par les élèves dans les écoles officielles et libres catholiques de l’enseignement obligatoire francophone belge.
  • L’ÉLÈVE : ¾ passif, il est le receveur essentiel des exigences, il doit les intégrer sans pouvoir réellement agir sur les trois autres points.
  • L’ENSEIGNANT : ¾ actif, il est la source principale des exigences reçues par l’élève, il joue évidemment le deuxième rôle fondamental de cette représentation schématique.
  • Le programme : représente le contenu du cours que l’apprenant doit maîtriser. Une quantité à absorber qui ne tient pas compte des ressources propres à chaque élève, surtout le contenu des programmes de mathématiques, sciences, français, néerlandais, cours les plus souvent en échec.
  • L’évaluation sommative établit sur une échelle, que l’on peut résumer de 0 à 10, la pseudo maîtrise qu’a l’étudiant de la matière définie par le programme.

Nous proposons de remplacer la situation ci-dessus, par celle-ci :

L’élève est au centre d’une relation mutuelle constante, il apprend dès le plus jeune âge à réaliser sa capacité d’action, à élaborer une didactique personnelle en collaboration avec les aidants, il apprend à « agir sur », à comprendre sa responsabilité, à corriger « le tir », à s’autoévaluer, à se faire respecter et donc à apprécier positivement la didactique des enseignants, à respecter les autres. Un temps d’évaluation sommative est un temps angoissant de non-enseignement.

Notre thèse :Pédagogie positive individualisée + évaluation formative mutuelle continue <=> pédagogie collaborative.

Quelques informations supplémentaires :

  1. Voir la vidéo :https://vimeo.com/427406121   ou https://centredereussitescolaire.be/videos/
  2. Lire : – Perspective 2021 pour l’étudiant – Centre de Réussite Scolaire (centredereussitescolaire.be) https://centredereussitescolaire.be/2019/04/28/prevenir-le-decrochage-scolaire/


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