L’orientation scolaire et son incertitude

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Quelle est l’histoire de vie de cet apprenant qui nous consulte avec ses parents (vie intra-utérine, naissance, petite enfance, adolescence, fratrie, parentalité, santé, événements marquants, sa culture, etc.) ? Quelles sont ses caractéristiques d’apprentissage, ses ressources cognitives et instrumentales (lecture, orthographe, écriture, méthode de travail, concentration, etc.) ? Quel est son vécu scolaire, quelles expériences de la réussite possède-t-il (une activité extrascolaire aimée et le mettant en valeur importe autant que sa réussite scolaire) ? Quelles sont les attentes du jeune, de ses parents, dans un sens très large ?

Ces questions non exhaustives constituent le préalable pour toute orientation scolaire que l’apprenant soit en maternelle, primaire, secondaire ou supérieur. Ensuite, selon son âge, nous envisageons ses goûts, et ce qu’offre la structure scolaire belge, mais aussi étrangère, maintenant, au moment de la consultation.

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Les patients, leurs parents, se voient proposer, en conséquence, des solutions totalement individualisées. Ils choisissent alors selon ses ressources d’apprentissage, selon ses goûts et ce qui existe comme possibilités, au sens le plus large. Trop souvent, en secondaire, les adolescents s’orientent en regardant ce que leur propre école propose, c’est logique, mais tellement restrictif.

Une telle démarche apporte aussi une explication sur les causes éventuelles de problèmes scolaires, ou d’apprentissage passés ou actuels. Il s’agit d’offrir en plus les garanties d’une psychothérapie brève1, car on touche au plus profond de la personnalité de l’élève et de sa représentation de ses compétences par lui et par ses proches.

L’élève, la famille qui se soucie de bénéficier des meilleurs conseils possibles mérite une telle approche, un réel sur-mesure. C’est tout le trajet scolaire à venir, et même présent, du jeune apprenant qui est en question, qu’il soit en maternelle, primaire, secondaire ou supérieur.

Une mauvaise orientation peut engendrer des coûts humains, académiques et financiers importants, tant pour la famille que pour la collectivité. Le bon marché, ici, peut s’avérer hors de prix. La grande majorité des redoublements ou des décrochages scolaires de la maternelle au supérieur peut être évitée si ces jeunes bénéficient d’une telle évaluation pluri et transdisciplinaire.

Toutefois, pour nous, la sanction principale d’une mauvaise orientation scolaire est la blessure narcissique, psychologique que l’élève et ses proches subissent.

Nous pensons que c’est la famille et le jeune, qui doivent faire cette démarche importante, que constitue une telle orientation scolaire. Penser que c’est l’autre (l’école, les institutions subventionnées) qui doit l’assurer est une mauvaise illusion, n’oublions pas que notre enseignement est le plus nuisible d’Europe ( Explications : https://centredereussitescolaire.be/2026/04/12/le-controle-de-la-fertilite-de-la-pensee-de-leleve-par-notre-enseignement-obligatoire/).

L’avenir s’avère une incertitude, plus l’élève et ses proches auront une représentation riche et convergente de ses caractéristiques d’apprentissage, plus la voie empruntée lui conviendra, lui apportera de la réussite, donc du plaisir, donc de la motivation. Réussir les tâches scolaires en sentant que c’est bien soi qui progresse, qui les maîtrise de mieux en mieux, c’est apprendre à dompter l’incertitude en soi, en faire une compagne. Ce n’est pas vers où aller qui importe ici, mais bien aller.

Comme je chemine, je me découvre, comme je me découvre, je m’oriente selon mes réussites, mes plaisirs, mes forces, mes envies et mes contextes de vie.

L’équipe

1. Cela signifie que l’élève et ses parents bénéficient d’un cadre professionnel assurant un processus basé sur des épreuves scientifiquement validées et fidélisées ; la dynamique intersubjective est assurée par des thérapeutes dont les diplômes sont reconnus légalement (logopédie, psychologie, psychopédagogie) ; le cadre est validé, fidélisé, confidentiel, et délimité dans le temps.


Le filet de sécurité familial constitue le 1er soutien de l’élève, ainsi que la 1ère ressource et le 1er indicateur de sa réussite scolaire. Si un parent s’inquiète à propos de la scolarité de son enfant, du bonheur qu’il y trouve, notre expérience montre qu’il a de bonnes raisons pour s’en faire et qu’alors, une consultation apporte en général des réponses adéquates. Parents, étudiants, vous pouvez aider les enseignants à vous aider, vous pouvez, sans cesse, demander une pédagogie plus collaborative, marquer votre opposition aux évaluations sommatives, certificatives, aux redoublements (l’un comme l’autre, démontrés comme inadaptés et nuisibles depuis longtemps). Année après année, demandez sans arrêt ces changements, vous serez de plus en plus écoutés, vous êtes une majorité écrasante d’électeurs , ne l’oubliez pas ! Et voici un e-livre écrit pour vous, et à partir de vos questions, sur 40 ans de consultation, téléchargeable gratuitement ; il est destiné à vous aider à comprendre et soutenir les élèves : https://centredereussitescolaire.be/2023/12/16/essai-pour-une-psychologie-et-une-pedagogie-scolaires-plus-heureuses-pour-les-eleves-soumis-a-lenseignement-obligatoire/ , comme le sont ces dizaines d’articles : https://centredereussitescolaire.be/2020/02/24/plusde50-reponses-professionnelles-developpees-a-partir-des-questions-qui-nous-sont-posees-depuis-30-ans/

Commentaires

7 réponses à “L’orientation scolaire et son incertitude”

  1. […] Envisager une (ré)orientation scolaire selon une procédure éprouvée sous peine de décrochage scolaire. L’orientation Scolaire et son incertitude : https://centredereussitescolaire.be/2018/10/12/lorientation-scolaire-et-son-incertitude/ […]

  2. […] scolaire vers le supérieur s’avère souvent fort superficielle (voir https://centredereussitescolaire.be/2018/10/12/lorientation-scolaire-et-son-incertitude/ ). En Belgique, le droit, grâce à la réussite du secondaire, d’entreprendre les études que […]

  3. Avatar de Wathieu M
    Wathieu M

    Le coût d’une telle approche se monte environ à 60 euros (honoraires moyens d’un professionnel) fois 9, au minimum, soit 540 euros. Ce coût sera plus ou moins assumé par la famille de toute façon, qu’elle passe par un centre de guidance, un hôpital, un centre PMS, un centre pluridisciplinaire privé, il faut payer les professionnels

    Pour info, sachez que la prise en charge est totalement gratuite dans un centre PMS!

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