Une évaluation ratée ? Je réagis positivement, j’adapte ma méthode de travail, j’utilise le questionnement

Les examens constituent une évaluation « sanction »qui remet en jeu la réussite de toute une année. L’élève a tout intérêt à demander une copie de tous les examens sur lesquels il veut se pencher pour améliorer l’étude de la matière, réaliser les erreurs commises, analyser la façon d’interroger du professeur. Tous les élèves du secondaire ont ce droit et doivent en profiter.

(http://www.enseignons.be/2014/06/29/obtenir-une-copie-de-ses-examens-est-un-droit/).

Trop souvent, les questions d’examens sont rendues plus compliquées à résoudre, et même renvoient à un mode de résolution que l’enseignant n’a pas enseigné.

Comment préparer une telle évaluation, comment anticiper la manière de questionner du professeur ? En amenant l’étudiant à élaborer un questionnaire tenant compte de la façon de faire de l’enseignant du cours étudié.

Voici une méthode validée pour le primaire, le secondaire et le supérieur(in Bronselaer, D., 2010, « Réussir à l’école. Guide psychopédagogique destiné aux élèves du primaire et du secondaire, à leurs parents et aux professionnels », Averbode, Labor Éducation, D2H.).

Élaborer soi-même un questionnaire

Comment faire ?

Face à un texte, avec ou sans illustrations :

  • Je lis le premier paragraphe pour formuler par écrit les questions possibles dont la ou les réponses constituent l’essentiel du paragraphe.
  • Je dis la réponse in texto (telle qu’écrite dans le texte), si possible je me la représente mentalement, puis sans regarder, la récite.
  • J’écris la question, pas la réponse, puisqu’elle se trouve dans le texte, mais en marge de celle-ci, je marque le numéro de sa question pour la retrouver facilement. Je dois pouvoir me mettre en situation d’interrogation sans aide sous les yeux, ne fût-ce qu’une seconde !
  • Ensuite, je passe au paragraphe suivant et reproduis cette démarche.

 Pour revoir, il me suffit de m’interroger grâce à mon questionnaire, sans avoir relu, même si je n’ai plus vu cette matière depuis des semaines. L’important consiste à essayer de se souvenir.

 Quelques avantages reconnus

  • Je lis directement dans un but précis.
  • Je suis amené à comprendre la matière.
  • Je peux immédiatement mémoriser la réponse sans l’écrire. Dans le texte, je mets le numéro de la question en face de sa réponse.
  • J’imagine les questions que mon professeur peut poser, je pratique l’anticipation et la décentration (activités métacognitives).
  • Je maîtrise la matière progressivement.
  • S’autoévaluer devient plus facile, mon questionnaire me simplifie la révision du cours. Il me suffit de m’interroger sans avoir relu (même si je pense avoir beaucoup oublié) pour ensuite vérifier et compléter ma mémoire.
  • Cette activité rend ma lecture plus efficace, elle la guide (cela facilite également la tâche des « mauvais lecteurs »).
  • Je prépare en même temps mes révisions.

Évidemment, cette démarche s’apprend. Les enfants (surtout en primaire et début secondaire) doivent dans un premier temps être accompagnés pour ce faire, mais ce sont eux qui lisent et tentent de construire les questions. Bien sûr au contrôle, le professeur peut en poser d’autres, ou même se montrer imprévisible, l’essentiel est que cette activité entraîne une lecture où l’apprenant agit sur la matière. Il prend le rôle du questionneur.

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L’équipe

 


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